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Mardi 1er juin - Michelle l'éclusière

La météo se déconfine. Le thermomètre grimpe et c’est brutal.

Nous sommes douze : Agnès, Marie-Françoise, Maryse, Pascale, Denis, Jacki, Jean-François, Jean-Luc, Jean-Marc, Jean-Yves, Joseph et François.

Départ en deux groupes. Dans le deuxième, quelques-uns d’entre nous feront le choix de la version courte.

La décision de raccourcir est d’autant plus sage que ce groupe-là a l’humeur buissonnière. D’abord, entre Véretz et Azay-sur-Cher, il fait le choix de contourner la route barrée qui nous a obligés à faire demi-tour le jeudi précédent, moyennant 2 ou 3 kilomètres supplémentaires. Avantage, cela permet d’être rattrapés par un camarade tourangeau de l’UCT, Jean-Pierre, avec qui nous avons le plaisir d’échanger des nouvelles… et d’évoquer la prochaine Semaine fédérale à Valognes.

L’humeur est toujours buissonnière quand nous faisons halte à l’écluse de Nitray. Nous ne faisons pas qu’admirer le site. Jean-Yves, à la recherche d’eau fraîche, profite de l’amabilité de l’éclusière, prompte à proposer de l’eau du robinet. Et même un glaçon si l’on veut. Nous regretterons après coup n’avoir pas demandé s’il y avait aussi du pastis.

L’éclusière se nomme Michelle, elle est prompte à nous raconter le Cher canalisé et n’est pas avare de bons mots. La bonne humeur est au rendez-vous. Quand les bidons sont remplis, la conversation roule sur « son » écluse et sur le Cher. Aménagée en 1843, l’écluse de Nitray se singularise : de toutes celles qui jalonnent la rivière entre Loir-et-Cher et Indre-et-Loire, elle est la seule aménagée sur la rive gauche. Les autres (Bléré, Vallet, Roujoux – nous en oublions sans doute) sont « en face ». Michelle livre l’explication (vous aimeriez savoir, non ?) et présente les aiguilles du barrage. Des aiguilles à la tête bleu ciel, financées grâce à un appel aux dons. Sur chaque aiguille a été gravé le nom du donateur. Quand nous repartons, Michelle nous invite à faire halte à Nitray à l’occasion d’un prochain passage.

À Bléré, ce groupe accepte la création de « sous-tendances ». La sous-tendance raisonnable choisit l’option courte. Une autre sous-tendance rejoint La Croix et les bosses du grand parcours. C’est une façon de profiter pleinement des premiers goudrons qui fondent sous la chaleur et luisent devant nos roues.

Tout le monde n’en profite pas de la même façon. Cette première chaleur peut provoquer un « coup de chaud ». Deux d’entre nous, un dans chaque groupe, rencontrent un passage à vide. Chaleur ? Fringale ? Tout le monde est finalement rentré !



De gauche à droite et de haut en bas :

- Avec Michelle l’éclusière de Nitray.

- Les aiguilles du barrage, gravées du nom de leur donateur.

- Arrêt au hameau des Ouches, à Bléré, pour un ravitaillement en eau.

- Jean-Yves dans le secteur de Bléré.


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