Jeudi 18 décembre La vallée du matelot
- sas-cyclo
- 19 déc. 2025
- 2 min de lecture
On n’est que onze. Ça s’explique : plus que sept dodos et ce sera le passage du Père Noël, ou de sa fille Marie-Noëlle. Dans les magasins cet après-midi errent sans doute une majorité de cyclotouristes saint-avertinois dans leurs habits civils.
Restent onze cyclos, six en route sur le parcours Rando, les cinq autres en « baladeurs ».
Sous le soleil, ils ont goûté les routes étroites des alentours de Saint-Branchs et Tauxigny, et sacrifié aux haltes à Notre-Dame-de-Beauchêne puis au moulin de Richêne, l’un des nombreux moulins de la vallée de l’Echandon. La carte IGN la baptise à cet endroit « vallée du Matelot ». Ne nous demandez pas pourquoi, enquête en cours.
Les archives sont moins avares à propos du moulin, un de ceux qui jalonnent les 26 kilomètres du cours de l’Echandon (source à Manthelan comme chacun sait, fin de parcours à Esvres où il se jette dans l’Indre. Connu pour recevoir les eaux du Quincampoix et du Mouru, dont il nous arrive de traverser le cours).
Jean et Pétronille
Retour à notre moulin, évoqué dans les travaux de la SAT, la Société archéologique de Touraine (1). Propriété des moines de Cormery, on sait par un bail de 1419 qu’il fut confié à un meunier du nom de Jean Voygle (ou Roygle) et à son épouse Pétronille. Au moulin de « Rechesne », on franchissait l’Echandon par un gué, remplacé par un pont.
L’ouvrage, plein de charme aujourd’hui, est connu pour avoir accueilli le 18 décembre 2025 Jean-François V., Denis, Françoise T. et Jean-Pierre LB qui posèrent là pour le photographe.
Dans son étude pour la SAT, Pierre Audin souligne l’importance du site : le chemin permettait d’accéder au plateau et de « relier Aubigny (hameau proche) à la route d’Espagne ». Il est question d’une « forte pente », qui fait penser à la bosse sévère qui rejoint le hameau de Malabry. On se contentait ce mardi de la descendre.
FRANÇOIS
(1) "Tauxigny au Moyen Âge, à travers les chartes de l’abbaye de Cormery". Par Pierre Audin, membre de la SAT.









Commentaires