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Ascension : la mine des beaux jours en Anjou bleu

Ascension : la mine des beaux jours en Anjou bleu

Trente Saint-Avertinois au rendez-vous de l’Ascension 2026, le quatrième organisé par SAS Cyclotourisme après La Péruse, Aubusson-d’Auvergne et Longeville. Catherine R. a proposé de nous réunir aux portes de la Touraine, à Noyant-la-Gravoyère (intégré à la commune de Segré).

Accueil au Relais de Misengrain : avant d’être un village de vacances, ce fut un village de mineurs alignant ses bâtiments qui furent les logements des perreyeurs de la mine de Misengrain. On y a été bien accueillis et servis « aux petits oignons » par les pensionnaires de l’ESAT, établissement qui permet à des personnes en situation de handicap d’exercer une activité professionnelle.

Tout près de là, le site de l’ancienne mine de la Gâtelière, exploitée pendant quinze ans seulement jusqu’à la crise de 1929, est devenu « la Mine bleue », un exceptionnel musée qu’on visite à 126 m sous terre. On y apprendra que l’Anjou bleu, comme la Mine bleue, font référence à la couleur de l’ardoise d’ici. L’ardoise espagnole tire sur le gris, la brésilienne est verte et la chinoise noire. En Anjou, à Trélazé ou à Segré, elle est bleue.


Marcheuses-intendantes

Trente donc pour quatre journées remplies, vélo, marche, découverte de cet Anjou voisin que nous sommes nombreux, c’est classique, à mal connaître parce qu’il est proche.

C’est un enchantement, dans un bocage pourvu en vallons et en pentes jamais très méchantes, mais à la fin leur addition se fait sentir. Dans ce pays converti au cheval, la campagne est jalonnée par les anneaux d’entraînement. Pour les cyclistes, on doit à la  population du temps des ardoisières une densité de vélodromes qu’on ignore chez nous, tout près à Noyant ou à Renazé en Mayenne (le pays de Marc et Yvon Madiot, dont le vélodrome porte le nom).

Trois jours de super parcours : on se rappellera les bords de l’Oudon, « le Patys », la demeure de la famille d’Hervé-Bazin, où il situa son célèbre Vipère au poing, les tours du château-fort de Pouancé, racontant la frontière historique entre Anjou et Bretagne, et encore Craon, haut lieu de la course hippique, dont témoigne un impressionnant champ de courses, Ménil (BPF) et les rives de la Mayenne longées sur le chemin de halage.

Ce beau programme fut épargné par la pluie, si l’on excepte une averse pour quelques-uns. On le ponctua de piques-niques dans deux sites plaisants. Pauses d’autant plus réussies que le trio de marcheuses-intendantes, Marie-Françoise, Monique et Solange, ont été aux petits soins pour les cyclos.


Sans froissement, avec plis

Au-delà de ce programme impeccable, l’Ascension laisse à tous le souvenir d’une parenthèse magnifique dans nos emplois du temps, quatre journées d’une belle entente collective, de jolis délires et de fous rires dans des soirées sans froissement,  pendant que d’autres accumulaient plis, « excuse » et « petit » au bout. Le superintendant Benoît fut pour beaucoup dans la réussite de ces moments conviviaux.

Mais il convient en premier lieu de remercier Catherine, organisatrice de ce séjour, un beau succès dans la vie du club. Les journées d’Anjou ont fait d’elle, sans conteste, notre Grande Catherine de réussite...

François




Photo 1 Sous les casques de la Mine bleue.

Photo 2 A Segré.

Photo 3 Dans le vélodrome de Noyant-la-Gravoyère.


 
 
 

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