Mercredi 26 août - Sorigny : requiem pour une halte
- sas-cyclo
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Un gros chagrin. Voilà ce que vous allez éprouver en passant à la Coutancière, si d’aventure vous n’avez pas roulé dans ses parages, ces temps derniers.
Sombre rentrée pour les amoureux du patrimoine, y compris le petit, le minuscule. L’affaire a Sorigny pour cadre, non pas les murs connus du château de Longue-Plaine voire de la ferme de Montison. Ceux-là sont restés debout. Mais pas ceux de la maisonnette de la Coutancière, que vous connaissiez tous. Elle se dressait au bord d’une petite route que nous empruntons quand nous rejoignons Sorigny par le chemin des écoliers, depuis Montbazon et le hameau de Bordebure. Le GR 655 chemine à son long. C’est une voie pacifique, plus encore que la route venue de Veigné par Sardelle.
La maisonnette de la Coutancière, deux kilomètres avant Sorigny, on s’y est arrêté très tôt dans la vie du club, dès les premiers parcours. Bâtiment simple, dénué d’ouverture côté route, elle avait été vidée de tout. Une cheminée témoignait qu’on y avait peut-être vécu, ou fait halte au chaud. À nous, elle offrait des murs à poser nombre de vélos, un noyer et un paravent idéal pour les abris.
On s’est arrêté à la Coutancière pour poser en groupe (voir photo), pour réparer (voir photo) et pour bien d’autres nécessités (sans photo). La souriante image de Thierry C., dans la galerie de portraits du club, a été prise là. La Coutancière contribuait à nos rites. En cette fin de mois d’août, on n’y trouve plus que le noyer. La maison est détruite, il n’en reste pour trace que la poussière des moellons qui blanchit le sol.
Une île, un refuge, une barre de céréales
Pour poser face au photographe, d’autres lieux nous attendent. Pour les réparations, on s’arrangera, les pépins ne surviennent pas forcément à Sorigny. Pour le reste de nos occupations, ce sera plus problématique, il faudra patienter quelques kilomètres encore, car le secteur ne propose que des étendues dégagées. La maisonnette de la Coutancière était l’abri qui faisait l’exception, l’île – n’ayons pas peur des mots – qui s’annonce au naufragé, ou le refuge surgi des nuées au regard du montagnard secoué par la tempête. Ou bien, encore mieux, la barre de céréales offerte au cyclo dont la sorcière aux dents vertes a haché menu les espoirs de rentrer dans un état présentable à la maison.
Dit autrement, sans la maison de la Coutancière, il faudra aller faire pipi ailleurs.
François












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