Mardi 17 février – Pommes d’Adam et Esvres
- sas-cyclo
- il y a 23 heures
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Ciel couvert, températures douces, routes sèches, deux gouttes d’eau vraiment-pas-de-quoi-mettre-l’imper, bonne chambrée (20 cyclotouristes).
Dans les 20, il faut saluer la présence de Jacky. Ne pas confondre avec Jacki. Jacky R., domicilié à Esvres mais tout près de Saint-Avertin. C’est sa première sortie avec nous. Bienvenue ! Il étoffe la délégation de la commune d’Esvres dans nos rangs, et renforce la qualité de sa représentation, qui était déjà grande.
Les 20 vont se partager entre parcours Rando de 54 kilomètres et parcours Balade de 47. Le faible écart entre les deux kilométrages explique que les groupes ne cesseront de se retrouver au fur et à mesure de leurs arrêts.
Cela permet d’échanger sur les variantes. Celle de Sorigny traversant la zone d’activités, via Thiais, avait laissé un mauvais souvenir à Gilles. C’est effacé, ça passe. Au retour en revanche, la plupart d’entre nous renonce à slalomer entre les nids-de-poule, sur le chemin du Chêne Pendu au Petit Porteau. Gardons-les pour la belle saison.
Passage, en attendant, par le Grand Porteau. Ce qui nous vaudra, servie par Dominique G., une crevaison à trois bornes du but. Nous sommes quelques-uns à terminer avec lui.
« Que d’eau, que d’eau ! »
Foin des péripéties, apaisons tout de suite nos lecteurs angoissés, dont on entend sourdre la question, échappée à grand peine des gorges et des pommes d’Adam comprimées par un début de panique : « Mais les routes inondées, comment les franchîtes-vous ? »
Eh bien nous les franchîmes en les évitant. Mais nous contemplâmes cependant la colère des eaux sur le pont d’Esvres, là où l’Echandon ajoute ses flots à ceux de l’Indre.
Certains pensèrent : « Ô flots tumultueux, quand donc apaiserez-vous votre courroux pour épargner nos semblables exposés à votre vigueur ? ». Ceux-là, c’est certain, avaient un espoir, un seul : que la guinguette de Montbazon n’ait pas à souffrir de la crue, afin qu’ils puissent retrouver sa terrasse aux beaux jours.
D’autres émirent un avis semblable, en s’exprimant autrement : « Y a pas à dire, y a du bouillon ! ».
Au-dessus de l’Indre qui prenait ses aises, certains enfin choisirent le lyrisme : « Que d’eau ! Que d’eau ! »
Cela, bien sûr, nous rappela notre ami Mac Mahon lors de l’énorme crue de la Garonne qui emporta des ponts de Toulouse en 1875. « Que d'eau, que d'eau ! » , nous explique l’Ecole nationale de la météorologie, « ce sont les mots prononcés par le maréchal Mac-Mahon à son arrivée à Toulouse le 26 juin 1875. La légende raconte que le préfet lui aurait rétorqué : “Et encore, on ne voit que le dessus” ».
Lecteurs cyclistes, je le devine, cette évocation vous transporte vers un autre souvenir. Si le maréchal Mac Mahon ne figure pas dans vos références habituelles, en revanche vous n’êtes pas sans vous rappeler le stayer Alain Maréchal. Agé de 86 ans aujourd’hui, ce spécialiste de la piste fut en 1965 champion de France de demi-fond amateur et 3e du championnat du monde. On m’aurait reproché de ne point l’évoquer.
Et c’est en nous permettant ce point d’histoire que la crue de l’Indre, aujourd’hui, nous aura été bien utile.
François









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